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Open Gaz de France de la Porte du Hainaut - Edition 2004
DENAIN - du 06/09/2004 au 12/09/2004
©DR  
- Ana-Lena Groenefeld
Le péril jeune

Le 4e tournoi féminin le plus important de France a consacré un espoir du tennis international, l'Allemande Anna Lena Groenefeld (photo), gagnante de Roland-Garros juniors en 2003.


 

Pour sa deuxième édition à 75 000 dollars, l'Open Gaz de France de la Porte du Hainault, organisé dans le superbe cadre du TCM Denain, a connu de nombreux changements, certes indépendants de la volonté des organisateurs… mais positifs ! D'abord, contrairement à l'an passé, la pluie a épargné les superbes six courts en terre battue, théâtre des exploits des championnes. Ensuite, une Française a brillé, ce qui n'était pas le cas en 2003, puisque seule Capucine Rousseau avait franchi un tour.


"Capu" a encore été la meilleure tricolore dans les Flandres, mais cette fois, elle s'est hissée jusqu'en demi-finales après avoir notamment écarté en quarts la Slovaque Lubomira Kurhajcova, tête de série n°1. Elle s'est ensuite inclinée face à la Malgache Dally Randriantefy, dont les attaches sont en France, notamment à son club du TC Paris. Pauline Parmentier a également tiré son épingle du jeu en atteignant les quarts de finale.

 

Mais le dernier mot est revenu à une Allemande de 19 ans, Anna Lena Groenefeld. Supérieure en finale à Randriantefy (6/3, 6/2), la gagnante de Roland-Garros juniors 2003, qui bénéficiait d'une wild-card, a confirmé son rang de tête de série n°2. Elle vaut assurément mieux que la 85e place qu'elle occupait avant ce tournoi, même si elle a quand même dû écarter deux balles de match au premier tour, face à la Croate Matea Mezak, issue des qualifications.

Le triomphe de Groenefeld a été suivi par un grand nombre de spectateurs, si l'on en croit Louis Miroux, le co-directeur du tournoi. "L'affluence était en forte hausse tout au long de la semaine. C'est le fruit d'une couverture médiatique fortément améliorée, grâce entre autres aux journaux locaux et à la radio France Bleu, qui a couvert les matches en direct." Pour contribuer au succès populaire de l'épreuve, les organisateurs avaient également mis en place un "clinic", le dimanche de la finale, avec Emilie Loit, qui a attiré une petite centaines de jeunes.

Louis Miroux n'avait finalement qu'un regret, celui du changement de dates. "L'an passé, le tournoi s'est disputé une semaine plus tard, après l'US Open. A cause des Jeux olympiques, nous étions en concurrence avec un tournoi du Grand Chelem et le plateau s'en est ressenti." Mais pas la palmarès car la gagnante fera sûrement reparler d'elle au plus haut niveau…

(G.B.)